Gérer son temps : bilan et conclusions

Gestion du temps : les habitudes durent plus longtemps que les objectifs
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Ce billet conclut ma trilogie sur la thématique “gérer le temps”. Il aborde les limites des méthodes et – surtout – les outils que j’ai adoptés. Il fait également un bilan. L’enseignement le plus important que j’en tire est que les habitudes durent plus longtemps que les objectifs.

Dans mes précédents billets sur le sujet de la gestion du temps, on a parlé méthode et outils. J’ai attendu presque 7 mois après la mise en place de ma routine pour en faire un retour et un bilan. On va donc parler des choses que j’ai bien fait, de celles que j’ai loupées et de celles que j’ai changées. Buckle up, le temps de l’introspection est venu 🙂

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J’ai lu : “Bad Blood” de John Carreyrou

J'ai lu le livre Bad Blood
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Avez-vous entendu parler de la folle histoire de la start-up californienne Theranos ? Créée en 2003, Theranos ambitionnait de révolutionner les tests sanguins. La promesse : diagnostiquer à partir d’une goutte de sang. Quelques années plus tard, la fondatrice est poursuivie en justice ; le diagnostic révolutionnaire était une affabulation exemplaire. Le journaliste d’investigation John Carreyrou décrit cette histoire de façon passionnante dans “Bad Blood” que j’ai lu et dont je fais une critique ci-dessous.

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S’organiser en télétravail pour mieux gérer son temps

Comment s'organiser et gérer son temps en télétravail
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Les deux premiers épisodes de ma trilogie sur la gestion du temps et des tâches sont déjà en ligne (méthode ; outils), le troisième arrive prochainement. Cependant, le confinement pour cause COVID19 étant arrivé entre-temps, je pense qu’un aparté sur le télétravail s’impose.

Je ne vais pas répéter ce qui a déjà été dit par Korben ou par différents twittos. J’aimerais plutôt me concentrer sur les habitudes et l’attitude face à un rythme qui est, je crois, une nouveauté pour beaucoup. Entre les enfants, le fait de se retrouver 24/7 entièrement seul-e ou contraint-e de cohabiter avec au moins une autre personne et le boulot, la situation n’est pas simple. L’anxiété induite par le spectre d’une possible maladie dont on ignore encore beaucoup de choses ne fait qu’ajouter du stress.

Avant toute chose, j’aimerais insister sur un aspect crucial : le télétravail, surtout induit par la situation actuelle, n’est pas et ne doit pas être pris sous l’angle “je fais aussi proche de la réalité du bureau que possible”. On ne peut pas transposer un cadre de bureau à un contexte aussi particulier que la maison en conditions de confinement total. J’insiste lourdement sur ce point parce qu’il contribue à créer encore davantage de stress et de pression.

Ainsi, l’angle par lequel j’aborde le sujet du télétravail est toujours le même : faire en sorte que le pro n’empiète pas sur le perso et inversement. Il n’est pas question de tomber dans des travers productivistes frisant le ridicule (“entre mes tâches pro, je vais apprendre la harpe en m’occupant de mes petits, en cuisinant 12 nouveaux plats par semaine et en faisant 2h de yoga par jour”) qui nous expliquent qu’on peut produire encore plus en travaillant de chez soi. Plutôt, essayons de trouver notre propre rythme.

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Gérer son temps : quel(s) outil(s) pour moi ?

Pour chaque démarche il y a un outil dédié.
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Ce billet est le deuxième d’une trilogie sur la thématique “gérer le temps” et aborde les outils que j’ai adoptés. Le dernier fera un bilan. Si ce n’est pas déjà fait, vous devriez lire le premier qui traite du pourquoi et du comment d’une telle nécessité.

Une fois que j’ai structuré une méthode, il s’est agi de la décliner en une démarche pragmatique. Bien sûr que tout est perfectible. Et bien sûr que ça le restera pour toujours : on évolue, nos besoins évoluent avec nous. La preuve : quand j’ai commencé à écrire cette trilogie, on allait toujours au bureau. Aujourd’hui quand je le publie, nous sommes en confinement total pour au moins 2 semaines. Je ne parlerai pas ici de COVID19 pour ne pas embrouiller le message 🙂

Avant toute chose, l’avertissement de service s’applique : je nomme des outils dont je me sers. Je ne suis ni payée par les sociétés qui les fournissent, ni souhaite l’être. Je parle de mes pratiques, sur mon blog, c’est tout.

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Gérer son temps : pourquoi et comment

Du temps pour soi
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Ce billet est le premier d’une trilogie sur la thématique “gérer le temps” et traite du pourquoi et du comment d’une telle nécessité. Le deuxième traitera des outils que j’ai adoptés. Le dernier fera un bilan.

En novembre 2019, j’ai entrepris à revoir mes priorités. J’allais débuter une nouvelle aventure professionnelle. En parallèle, j’entamais les démarches pour terminer un projet entrepreneurial s’étant déroulé de la pire façon possible. Il était donc évident que ma vie était un peu chamboulée. Je me suis rendue compte que je passais mon temps à courir derrière un tas de sujets, je ne parvenais à finir que peu parmi ceux-là et que je n’avais plus de prise sur le déroulé des projets qui me tenaient à cœur.

Cela suggérait deux pain points : 1) des priorités mal placées ; 2) un temps mal organisé. Le point 1) avançait vers la résolution : je veux baisser un peu le nombre d’évènements où j’interviens pour davantage écrire ; je veux reprendre une lecture plus intensive ; etc. Quid du point 2) alors ?

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J’ai lu : “Les dernières heures” de Minette Walters

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Je découvre Minette Walters et sa saga “Les dernières heures”. Cela fait un moment que je n’avais pas lu de fiction et, qui plus est, de polar historique. Alors, en cherchant à faire les cadeaux, j’ai décidé de m’en faire un sous la forme d’une découverte littéraire.

La 4e de couverture résume bien l’histoire :

Mois de juin de l’an 1348 : une épidémie monstrueuse s’abat sur le Dorset et décime peu à peu les habitants. Nobles et serfs meurent par milliers dans d’atroces souffrances.

Quand la pestilence frappe Develish, Lady Anne a l’audace de nommer un esclave comme régisseur. Ensemble, ils décident de mettre le domaine en quarantaine pour le protéger.

Bientôt, les stocks de vivres s’amenuisent et des tensions montent car l’isolement s’éternise. Les villageois craignent pour leur sécurité lorsqu’un événement terrible menace le fragile équilibre. Les gens de Develish sont en vie, mais pour combien de temps encore ? Et que découvriront-ils quand le temps sera venu pour eux de passer les douves ?

Pour ce début des vacances de Noël, je cherchais quelque chose de captivant, qui me transporte et qui se lit bien. Ce billet est une critique plutôt longue et contient quelques spoilers superficiels, donc si vous ne souhaitez pas lire plus loin, voici ma recommandation : ce n’est pas un chef d’œuvre littéraire mais l’écriture est cadencée, les descriptions ne s’étalent pas inutilement, les dialogues contribuant richement à la contextualisation. Ainsi, si vous avez envie de vous échapper par une journée pluvieuse, au coin du feu, c’est un roman sans prise de tête à la lecture fluide.

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Les dons 2019

Donation. Photo by Christian Dubovan on Unsplash
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Comme tous les ans, je finalise ma campagne personnelle de dons. Contrairement à d’autres années, j’en parle publiquement. C’est important de le faire pour motiver d’autres personnes à contribuer et à soutenir les activités de recherche, de protection des personnes vulnérables, etc.

Voici donc ma liste :

  • Croix Rouge : je donne avec ma carte Ticket Restos/Edenred. De nombreuses applis permettent de le faire sans aucune difficulté (e.g. Frichti,…). Ainsi par ex. on peut faire 1€ tous les jours vu que le montant journalier est limité à 19€.
  • Planning familial : la page de dons est très bien faite et explique ce que permettent les différents montants. On peut donner par CB ou par chèque.
  • Internet Archive : la page de dons liste de nombreuses façons de faire un dons (CB, PayPal, diverses cryptomonnaies). Attention, organisme américain, donc pas de déductibilité fiscale en France.
  • Secours Populaire : la page propose de nombreuses façons de donner y compris par SMS ou encore en titres restaurant (tickets ou via différentes cartes type Edenred).
  • Institut Pasteur : c’est l’institut de recherche où j’ai passé de belles et passionnantes années dans une précédente vie 🙂 Son travail est extrêmement important, comme celui des autres centres de recherche, surtout en période de disette budgétaire. La page qui explique les raisons de soutenir et le formulaire de dons sont séparés ; cette dernière permet de se ré-identifier d’année en année si on privilégie le don ponctuel.
  • Observatoire International des Prisons, section française : les dons par CB sont privilégiés, même si on peut opter pour d’autres moyens.
  • La Cimade : je donne même si c’est écrit “crypté” sur leur page de dons 😉 on peut donner par CB, PayPal ou chèque.
  • Fondation AP-HP : dons récurrents ou uniques par CB.
  • OpenFoodFacts : les dons se font via HelloAsso que l’on peut soutenir par la même occasion.

D’autres ont donné à d’autres causes 🙂

Voici également une dépêche LinuxFr complète avec des éclaircissements sur les aspects fiscaux.

Organiser un évènement : 101 manières de vous vautrer pitoyablement

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Maintenant que j’ai enfin géré les soucis techniques avec ce blog suite à la migration de 1&1 à OVH, voilà que je me prends à faire un billet de (mauvaise) humeur : les invitations à des évènements.

Je parle souvent en public, j’interviens également à des évènements privés (séminaires d’entreprise, etc.). Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire ailleurs, mon engagement suite à la publication de “La face cachée d’Internet” a été d’accompagner la lecture, de ne pas laisser seule face au livre la personne qui découvre le sujet complexe de la confiance au numérique. Cet engagement m’a amenée à parcourir les terres européennes en long et en large, parfois jusqu’à 3 fois par semaine et ce, en plus de mon travail. Fatiguant, épuisant même, mais la plupart du temps, terriblement satisfaisant sur le plan humain.

The elephant in the room, comme disent les anglo-saxons, est l’organisateur. En réalité, c’est cette fonction qui garantit la réussite d’un évènement. Et autant quand je faisais beaucoup d’associatif et quand je commençais mon activité d’indépendante (il y a plusieurs années, quoi), j’en organisais, autant depuis 3-4 ans, je ne fais pratiquement qu’à assister à des évènements. Et à force d’y assister, j’en ai vu plein, des organisateurs. Si j’ai décidé de sévèrement réduire ma participation à des évènements, c’est en grande partie à cause de la manière hallucinante (pour ne pas dire insultante) qu’ont beaucoup à aborder leurs potentiels intervenants. Florilège issu de mon expérience.

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Nous qui désirons sans fin

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Il y a un an, je suis allée chercher des fleurs. Les mottes en ont toujours un chiffre impair. J’ai pris des renoncules blancs en demandant à la fleuriste d’en retirer un pour que je n’en garde que 4. “Je mets votre nom à côté du 5e, revenez le chercher cet après-midi”, m’a-t-elle dit doucement alors que je m’en allais.

J’étais là, dans le métro, plantée au beau milieu de la puanteur des canalisations et de la bousculade parisienne, déphasée plus que de raison, avec mes quatre renoncules blancs en cette grise matinée d’un jour ouvré. Le jour où j’ai assisté à la crémation de ma plus proche amie.

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