Nous qui désirons sans fin

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Il y a un an, je suis allée chercher des fleurs. Les mottes en ont toujours un chiffre impair. J’ai pris des renoncules blancs en demandant à la fleuriste d’en retirer un pour que je n’en garde que 4. « Je mets votre nom à côté du 5e, revenez le chercher cet après-midi », m’a-t-elle dit doucement alors que je m’en allais.

J’étais là, dans le métro, plantée au beau milieu de la puanteur des canalisations et de la bousculade parisienne, déphasée plus que de raison, avec mes quatre renoncules blancs en cette grise matinée d’un jour ouvré. Le jour où j’ai assisté à la crémation de ma plus proche amie.

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